
La Russie et l’Ukraine ont procédé à un échange de 350 prisonniers de guerre, soit 175 de chaque camp, quelques heures avant l’entrée en vigueur d’une trêve pascale. L’annonce a été faite par le ministère russe de la Défense ce samedi. Selon les informations communiquées, 175 militaires russes ont été rapatriés du territoire contrôlé par Kiev, tandis que 175 prisonniers de guerre des forces armées ukrainiennes ont été remis à l’Ukraine. Cet échange s’inscrit dans un contexte où les deux nations s’accordent sur un cessez-le-feu temporaire pour la Pâque orthodoxe.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé que l’Ukraine respecterait la trêve, qui doit débuter samedi après-midi et s’étendre jusqu’à dimanche soir. Cependant, il a également prévenu que Kiev riposterait « coup pour coup » à toute violation russe du cessez-le-feu. « L’absence de frappes russes dans les airs, sur terre et en mer signifiera qu’il n’y aura pas de réponse de notre part », a-t-il précisé. Le Kremlin avait ordonné cette trêve de 32 heures, espérant que la partie ukrainienne suivrait cet exemple.
Malgré cet accord, des frappes de drones ont eu lieu dans la nuit précédant la trêve. L’Ukraine a signalé des attaques russes ayant causé la mort de quatre personnes dans l’est et le sud du pays. Les autorités d’Odessa ont rapporté la mort de deux personnes dans une frappe russe sur une zone résidentielle. Ces événements soulignent la fragilité de la situation et le scepticisme de la population ukrainienne quant à l’efficacité réelle de cette pause dans les hostilités.
L’an dernier, une trêve similaire pour la Pâque orthodoxe avait été observée, mais les deux camps s’étaient mutuellement accusés de nombreuses violations. Les efforts diplomatiques menés par les États-Unis pour une résolution durable du conflit semblent ralentir, rendant ces gestes temporaires d’autant plus significatifs, bien que leur impact à long terme reste incertain. Les Émirats arabes unis ont joué un rôle de médiateur humanitaire dans l’échange de prisonniers.






