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Le débat à l'Assemblée nationale sur la proposition de loi autorisant le travail le 1er Mai a été reporté. L'incertitude plane sur une application de la mesure dès cette année, tandis que Matignon n'a pas encore statué sur le calendrier. Cette réforme vise à clarifier le statut du 1er Mai pour certaines professions.

Le débat sur la proposition de loi autorisant certaines entreprises à faire travailler leurs salariés le 1er Mai n’a pas eu lieu le jeudi 22 janvier à l’Assemblée nationale. Malgré sa présence à l’ordre du jour, le texte n’a pas été examiné, d’autres discussions ayant accaparé le temps imparti aux députés. Cette situation laisse planer le doute quant à une éventuelle application des mesures envisagées dès cette année. Matignon a d’ailleurs indiqué que ce point n’est « pas encore arbitré ».

Cette proposition de loi, émanant de sénateurs centristes, avait été adoptée en première lecture au Sénat le 3 juillet 2025. Son objectif est de clarifier les règles et de mettre fin à l’« insécurité juridique » que connaissent plusieurs professions. La législation actuelle est en effet jugée évasive, stipulant que le 1er Mai est un jour férié et chômé, sauf pour les activités qui, par leur « nature (…), ne peuvent interrompre le travail ».

Ce flou juridique a conduit à des interprétations diverses de l’administration, avec des employeurs, comme des boulangers, ayant été sanctionnés par l’inspection du travail pour avoir fait travailler leurs salariés ce jour-là. La proposition de loi vise à pallier ce vide en précisant les types de structures autorisées à ouvrir, telles que les commerces de bouche de proximité (boulangeries, pâtisseries, boucheries), les fleuristes, jardineries et certains établissements du secteur culturel comme les cinémas et théâtres, sur la base du volontariat des salariés.

Le report du débat à l’Assemblée nationale, face à la mobilisation syndicale et politique, prolonge l’incertitude sur l’avenir de ce texte. La question de la sécurité juridique pour les commerces et celle de la préservation de l’unicité du 1er Mai, seul jour férié obligatoirement chômé et payé pour la majorité des salariés, restent au cœur des préoccupations.