
L’ONG Transparency International France souligne l’importance cruciale de la probité locale, regrettant qu’elle reste un « enjeu encore secondaire dans les campagnes municipales ». Selon l’organisme anticorruption, la confiance des citoyens envers leurs élus locaux est directement liée à cette probité. Afin de promouvoir ce qu’elle qualifie de « combat républicain de salubrité publique », Transparency International France a lancé l’initiative « Ma ville intègre ».
Cette démarche, initiée en février, a interpellé les candidats aux élections des 15 et 22 mars, leur soumettant dix engagements clés en faveur d’une transparence accrue de la vie politique locale. L’objectif est de sensibiliser et d’obtenir des engagements concrets des futurs maires et de leurs équipes.
Mardi 10 mars, un décompte révélait que 107 listes, réparties dans 73 communes, s’étaient engagées à adopter une partie ou la totalité des propositions de l’ONG. Ce chiffre représente un peu plus de 20 % des listes sollicitées par Transparency International France, qui a ciblé les candidats des villes de plus de 50 000 habitants.
Parmi les signataires notables figurent des personnalités socialistes telles qu’Arnaud Deslandes (Lille), Nathalie Appéré (Rennes), Johanna Roland (Nantes), ainsi que des écologistes comme Grégory Doucet (Lyon) et Léonore Moncond’huy (Poitiers). À Paris, Sophia Chikirou (LFI) et Emmanuel Grégoire (socialiste, union de la gauche) ont également répondu favorablement à l’appel de l’association, marquant ainsi leur engagement pour une gouvernance locale transparente et intègre. Cet engagement souligne une prise de conscience progressive mais nécessaire de l’importance de l’éthique dans la gestion des affaires publiques locales.








