Theoule-sur-Mer-jet-ski-ban
Le maire de Théoule-sur-Mer, Georges Bottela, demande l'interdiction définitive des scooters des mers sur son littoral, classé parc marin protégé, pour mettre fin aux nuisances et protéger la biodiversité.

Georges Bottela, maire de Théoule-sur-Mer, une commune prisée de la Côte d’Azur, milite activement pour l’interdiction totale des scooters des mers sur son littoral. L’édile a adressé une lettre au préfet maritime de la Méditerranée durant l’été, déplorant une « anarchie complète » causée par les nuisances sonores et les incivilités liées à ces engins motorisés.

La zone maritime de Théoule-sur-Mer, s’étendant sur 16 kilomètres de plages et de roches ocres, est classée en parc marin protégé (353 hectares). Le maire souligne une nette augmentation des infractions concernant la vitesse, le respect des balisages et la détention de permis. Il insiste sur le fait que les jet-skis ne sont « plus compatibles avec l’environnement » et mettent en péril la biodiversité marine locale, l’un des objectifs fondamentaux du parc étant de « favoriser les pratiques nautiques douces ».

Bien que les municipalités aient compétence sur la bande des 300 mètres, une interdiction dans un parc marin nécessite une intervention de l’État. Georges Bottela demande donc une clarification de la position gouvernementale, sa lettre étant restée sans réponse jusqu’à présent. La préfecture maritime confirme suivre le dossier et se dit prête à « étudier et ajuster une réglementation déjà exigeante », en concertation avec les loueurs, tout en tenant compte des éventuelles pertes économiques pour les entreprises.

Actuellement, la réglementation en vigueur dans le parc marin de l’Estérel-Théoule impose des limites de vitesse de cinq nœuds dans la zone des 300 mètres et de quinze nœuds au-delà. Cependant, pour le maire, ces mesures se sont avérées « insuffisantes », évoquant des problèmes d’insécurité et des répercussions négatives sur les espèces marines. Il conclut en affirmant qu’une interdiction des jet-skis est la seule solution « réellement et pragmatiquement efficace » pour protéger le parc marin, une position soutenue par le conservatoire du littoral.