
Le président américain Donald Trump examine sérieusement les options militaires envisageables face à Téhéran, une information relayée par le New York Times. La semaine dernière, il a déclaré que « l’Iran a de gros problèmes », avertissant le régime des Mollahs de ne pas riposter aux actions américaines. Cette déclaration fait écho aux manifestations qui agitent le pays depuis fin décembre. Trump a précisé que si des violences contre les manifestants survenaient, les États-Unis interviendraient « très, très fort, là où ça fait mal », sans pour autant envisager un déploiement de troupes au sol.
Cette position ferme survient peu après un raid américain au Venezuela visant Nicolas Maduro et une interception de pétrolier iranien sous pavillon russe, démontrant la détermination de Washington à faire respecter ses embargos. Selon le Wall Street Journal, une des options étudiées serait une frappe aérienne de grande envergure contre des cibles militaires iraniennes. Cependant, le consensus n’est pas encore établi et aucun déploiement militaire n’est en cours, ces planifications étant considérées comme « normales » et ne signalant pas d’attaque imminente.
Les États-Unis sont également soucieux d’éviter un effet de « ralliement autour du drapeau » en Iran, qui pourrait renforcer le régime et lui permettre de réprimer davantage les manifestations sous couvert d’une agression étrangère. La préparation des bases militaires américaines au Moyen-Orient serait également un facteur clé. En juin dernier, lors d’une précédente escalade après des bombardements israéliens en Iran, les États-Unis avaient mené des frappes avant de freiner leur allié. L’Iran avait alors répliqué par des tirs de missiles sur des installations américaines.
La faisabilité d’une opération militaire d’envergure est aussi mise en question par l’absence d’un groupe aéronaval américain au Moyen-Orient. Le plus proche se trouve en mer de Chine méridionale, et son arrivée nécessiterait plusieurs jours. Une telle force serait pourtant capitale face à une riposte iranienne qui percevrait des frappes comme une menace directe à son existence. Les menaces de Donald Trump, appuyées par ses discussions avec le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou sur le réarmement du Hezbollah, indiquent que la situation au Proche-Orient demeure extrêmement tendue.







