
Le président américain, Donald Trump, a exprimé son mécontentement concernant la manière dont l’Iran négocie, suite à une session de pourparlers à Genève. Ces discussions, médiatisées par Oman, visent à désamorcer les tensions croissantes entre les deux nations. Malgré un déploiement militaire américain important au Moyen-Orient, Trump a affirmé qu’aucune décision finale n’avait été prise concernant d’éventuelles frappes. Le contexte est marqué par des craintes d’un embrasement régional en cas d’escalade militaire.
Le chef de la diplomatie omanaise, Badr Albusaidi, a néanmoins annoncé une percée significative dans les discussions. Selon lui, Téhéran a accepté de ne plus stocker d’uranium enrichi, une avancée qu’il qualifie de « complètement nouvelle » et qui rend l’argument de l’enrichissement moins pertinent. Trump avait auparavant exigé un arrêt total de l’enrichissement d’uranium par l’Iran, estimant que le pays n’en avait pas besoin compte tenu de ses réserves pétrolières.
Albusaidi a souligné que toutes les questions relatives à un accord pourraient être résolues « à l’amiable et de manière exhaustive » dans un délai de trois mois. L’objectif ultime est de garantir que l’Iran ne puisse jamais se doter de la bombe nucléaire, et l’absence de stockage d’uranium enrichi, associée à des vérifications, est perçue comme un pas majeur dans cette direction. L’Iran, quant à lui, a toujours défendu son droit au nucléaire civil, tout en étant accusé par les États-Unis de vouloir développer l’arme atomique.
Cependant, Washington souhaite également limiter le programme balistique iranien, une demande que Téhéran refuse d’aborder. Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghtchi, a appelé les États-Unis à éviter les « exigences excessives », tempérant l’optimisme affiché précédemment. Une prochaine session de pourparlers est prévue très prochainement, après des discussions techniques à Vienne. Dans ce climat tendu, les États-Unis ont recommandé à leur personnel non essentiel à Jérusalem de quitter Israël et ont inscrit l’Iran sur une liste noire pour ses « détentions injustifiées ». La communauté internationale exprime également son inquiétude face au risque d’escalade.






