Iran-protests-street-2
Vladimir Poutine propose une médiation pour apaiser les tensions en Iran, tandis que Donald Trump maintient la pression avec des menaces d'intervention. La répression continue en Iran.

Face aux tensions croissantes en Iran, le président russe Vladimir Poutine a pris les devants en s’entretenant avec les dirigeants israélien et iranien. Le Kremlin a annoncé que Poutine et le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou ont discuté de la situation au Moyen-Orient ce vendredi. Poutine a proposé l’aide de la Russie pour une médiation et s’est déclaré « favorable à une intensification des efforts politiques et diplomatiques pour garantir la stabilité et la sécurité dans la région ».

Parallèlement, la Maison-Blanche a indiqué jeudi que l’Iran aurait renoncé à 800 exécutions de manifestants, une décision attribuée aux menaces d’intervention de Donald Trump. Cependant, la porte-parole, Karoline Leavitt, a maintenu que « toutes les options » restaient sur la table côté américain, avertissant Téhéran de « sérieuses conséquences » si la répression se poursuivait. Cette déclaration fait écho aux préoccupations d’une haute responsable de l’ONU, qui a déploré que les menaces de frappes militaires ne fassent qu’aggraver une situation déjà « explosive ».

Au cœur du système répressif iranien se trouvent les Gardiens de la révolution, ou « pasdarans », une force puissante de plus de 200 000 hommes, dotée d’une influence considérable dans l’économie et les affaires du pays. Bien qu’ils ne soient pas majoritairement déployés dans les rues, leurs généraux supervisent la répression menée par la police et les miliciens bassidjis. Des rapports font état d’un « rideau de terreur » s’abattant sur l’Iran, avec des communications difficiles et un sentiment d’abandon parmi les manifestants.

Dans ce contexte tendu, les États-Unis ont critiqué la présence de l’Iran à des exercices navals au large de l’Afrique du Sud, la jugeant « particulièrement inadmissible ». L’ambassade des États-Unis en Afrique du Sud a qualifié l’Iran d’« agent déstabilisateur et un État soutenant le terrorisme », estimant que sa participation à ces exercices compromet la sécurité maritime. Enfin, le gouvernement canadien a annoncé la mort d’un de ses citoyens en Iran, imputant la responsabilité aux autorités iraniennes lors des manifestations, soulignant la gravité de la répression en cours.