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Le projet de « super-ambassade » chinoise à Londres suscite de vives inquiétudes. Le Royaume-Uni craint un « nid d'espions » près de la City, entraînant des tensions diplomatiques.

La construction d’une « super-ambassade » chinoise à Londres est devenue le point central d’une véritable saga diplomatique et immobilière. Ce projet, qui vise à ériger la plus grande ambassade d’Europe, et l’une des plus vastes au monde, au cœur de la capitale britannique, près de la City, est perçu avec une grande méfiance par les autorités et experts britanniques. Le gouvernement du Royaume-Uni a d’ailleurs repoussé pour la troisième fois sa décision concernant l’autorisation de ce chantier, soulignant les tensions croissantes entre Londres et Pékin.

Les craintes principales portent sur la possibilité que cette immense représentation diplomatique serve de « nid d’espions », permettant à la Chine de surveiller de près le centre économique et financier vital du Royaume-Uni. Cette appréhension alimente un débat houleux, illustrant la complexité des relations sino-britanniques actuelles. Pékin, de son côté, a vivement protesté contre ce nouveau report, le qualifiant de « totalement déraisonnable » et ses motifs de « tout à fait indéfendables », insistant sur l’ancienneté de sa demande de construction.

Les observateurs rappellent que les révélations passées sur l’espionnage d’États alliés, comme celui de la NSA américaine visant le président français François Hollande depuis l’ambassade des États-Unis à Paris, n’ont pas durablement altéré les relations diplomatiques. Cependant, le cas de la future ambassade chinoise semble incarner une nouvelle ère de méfiance, où la sécurité nationale et la protection des intérêts économiques priment. Ce dossier emblématique cristallise les défis géopolitiques contemporains et la course à la domination mondiale.