
Lors d’une réunion publique tendue dans le 19e arrondissement, Sophia Chikirou, candidate insoumise à la mairie de Paris, a lancé une attaque frontale contre les socialistes parisiens, les médias et les instituts de sondage. Aux côtés du député LFI Antoine Léaument, elle a concentré ses critiques sur ses adversaires de gauche et sur ceux qu’elle accuse de manipuler le débat public.
Après avoir fustigé les journalistes, Emmanuel Grégoire, candidat du PS à la mairie de Paris, est devenu la cible principale. Sophia Chikirou a dénoncé avec virulence les alliances partisanes et les stratégies d’appareil, qu’elle perçoit comme un entre-soi municipal solidement établi. Elle a remis en question la légitimité des partis politiques et leur capacité à faire la différence, critiquant la longévité des Socialistes à l’Hôtel de Ville : « Ça fait 25 ans qu’ils sont à la mairie de Paris, ils ont pris l’habitude de vivre de ça. » Elle a également ciblé les cabinets municipaux et les postes à responsabilité, qu’elle estime surdimensionnés et coûteux, évoquant des « dizaines de millions d’euros pour leur petit salaire bien confortable ».
Au-delà des critiques sur la gouvernance, Sophia Chikirou a vivement remis en question la politique urbaine menée à Paris, accusant les socialistes d’avoir favorisé la gentrification et l’éviction sociale. Selon elle, ce sont les Socialistes parisiens qui « ont sorti les pauvres du centre de Paris ». Les applaudissements nourris de la salle ont souligné l’approbation de son public. Elle a également interpellé les écologistes et les communistes qui soutiennent ses adversaires, les qualifiant de « trouillards » et les excluant de la véritable gauche.
L’intervention s’est conclue sur une critique des sondages, accusés d’avoir une « orientation politique » et de décourager les électeurs. La candidate a ironisé sur un prétendu « pacte » entre elle et Rachida Dati, mentionné par Emmanuel Grégoire : « Bah ouais, elles ont tellement en commun, elles mangent le couscous avec les mains ! » Elle a achevé sa diatribe en qualifiant son rival socialiste de « Guignol ! ».






