
Le prix Pritzker de l’architecture, considéré comme la plus haute distinction mondiale dans ce domaine, a été décerné au Chilien Smiljan Radic Clarke, âgé de 60 ans. L’annonce a été faite par l’organisation basée à Chicago, saluant une œuvre iconoclaste et avant-gardiste. Smiljan Radic Clarke est particulièrement reconnu pour son approche exploratoire des matériaux bruts, combinant une ingénierie précise et une construction minutieuse.
L’organisation a souligné que le travail de Radic Clarke propose des « expériences spatiales » uniques, explorant la « vulnérabilité comme condition intrinsèque de l’expérience vécue ». L’architecte, d’origine croate par son père et britannique par sa mère, a exprimé son « immense honneur » tout en anticipant une exposition médiatique potentiellement plus importante qu’il ne le souhaiterait.
Parmi ses réalisations notables, le pavillon estival de la Serpentine Gallery à Londres en 2014 se distingue. Cette structure mettait en scène une coque translucide en fibre de verre suspendue sur des pierres brutes monumentales, jouant avec la lumière et le rapport entre l’abri et la nature. Son œuvre majeure est souvent citée comme étant la House for the Poem of the Right Angle au Chili, conçue avec la sculptrice Marcela Correa. Cette construction en béton noir, aux formes angulaires et sinueuses, est inspirée d’une peinture de Le Corbusier et invite à la contemplation et à l’appréciation de la lumière zénithale.
Qualifié de « rock star parmi les architectes » par le New York Times en 2014, Smiljan Radic Clarke est plus connu dans les cercles intellectuels et artistiques que par le grand public. Il a révélé être venu tardivement à l’architecture. Ces dernières années, le prix Pritzker a honoré des figures telles que le Chinois Liu Jiakun, le Japonais Riken Yamamoto, le Britannique David Chipperfield, et l’architecte burkinabè Diébédo Francis Kéré en 2022, premier lauréat d’un pays africain.






