
Le siège de l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) à Jérusalem-Est a été incendié dimanche 25 janvier, après avoir été partiellement démoli par les autorités israéliennes. L’UNRWA a qualifié cet incident de « tentative continue de démanteler le statut des réfugiés palestiniens ». Les services d’incendie et de secours sont intervenus sur les lieux pour maîtriser le sinistre, sans toutefois préciser son origine.
Cet incendie survient un an après l’interdiction faite à l’UNRWA d’opérer en Israël. L’organisation onusienne a rappelé que ses biens bénéficiaient des privilèges et immunités des Nations unies, insistant sur l’obligation légale d’Israël de protéger les installations de l’ONU. Jonathan Fowler, porte-parole de l’UNRWA, a souligné que cette protection s’appliquait à tout État membre des Nations unies.
Créée en 1949, l’UNRWA fournit une assistance essentielle aux Palestiniens déplacés lors de la création d’Israël, incluant l’enregistrement des réfugiés ainsi que des services de santé et d’éducation dans les territoires palestiniens, au Liban, en Syrie et en Jordanie.
Le complexe de Jérusalem-Est, situé dans une zone occupée et annexée par Israël, n’accueille plus de personnel depuis janvier 2025. Les autorités israéliennes ont accusé des employés de l’UNRWA d’implication dans l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023. Bien que l’ONU ait licencié neuf employés potentiellement impliqués et qu’une série d’enquêtes ait révélé des « problèmes liés à la neutralité », Israël n’a pas fourni de preuves concluantes de ses allégations.
L’UNRWA reste néanmoins active en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, où elle continue de jouer un rôle crucial malgré les défis et les accusations.







