French-Senate-election
Une majorité des sénateurs se représentent aux élections du 27 septembre, perpétuant la tradition française du cumul des mandats. Gérard Larcher, président du Sénat depuis 2007 (avec une interruption), illustre cette longévité politique.

Les élections sénatoriales du 27 septembre prochain mettront en jeu 172 sièges, mais une majorité écrasante des élus actuels, soit 112 sur 172, se représenteront. Cette propension à la longévité politique au sein du Palais du Luxembourg est une tendance marquante, faisant écho aux récentes élections municipales où trois quarts des maires des grandes villes ont sollicité et souvent obtenu un nouveau mandat.

Le cumul des mandats, bien qu’encadré depuis 2014 pour les parlementaires, reste une pratique courante en France. Un sénateur ne peut plus cumuler un mandat parlementaire avec une fonction exécutive locale telle que maire, président de conseil régional ou départemental. Il peut toutefois conserver un seul mandat de conseiller local. Cette tradition se manifeste par des parcours politiques remarquables, à l’image de Gérard Larcher, président sortant du Sénat. Élu sans interruption depuis 2007, il a siégé précédemment de 1986 à 2004, cumulant ainsi des décennies d’expérience parlementaire. Il a été réélu à la présidence du Sénat pour la cinquième fois en octobre 2023.

Le renouvellement partiel du Sénat, qui a lieu par moitié tous les trois ans, concerne 170 sièges de la série 1 pour les élections de 2023, la série 2 ayant été renouvelée en 2020. Environ 87 000 grands électeurs, majoritairement des délégués des conseils municipaux, participent à ce scrutin indirect. Ce collège électoral est composé de députés, sénateurs, conseillers régionaux et départementaux, ainsi que de délégués des conseils municipaux.

La volonté de conserver son siège varie cependant selon l’âge et les affiliations politiques, des dynamiques qui peuvent influencer le paysage politique de la chambre haute.