
La SCPI Primopierre, gérée par Praemia REIM, transforme son statut de capital variable en capital fixe. Cette mutation offre une lueur d’espoir à des milliers d’épargnants qui se trouvent dans une situation délicate, bloqués depuis des mois sans la possibilité de vendre leurs parts. La crise des SCPI, exacerbée par le développement du télétravail et l’effondrement du marché de l’immobilier de bureaux en périphérie des grandes agglomérations, a sévèrement impacté de nombreux fonds.
Une trentaine de SCPI, dont des géants du secteur, ont vu la valeur de leur patrimoine chuter drastiquement, entraînant des baisses de prix de parts allant parfois jusqu’à plus de 40 %. Cette situation a laissé des milliers d’investisseurs sans solution, leurs demandes de vente restant insatisfaites faute d’acheteurs.
Primopierre, qui fut une SCPI très prisée des épargnants, figure parmi les fonds les plus touchés par cette crise. Le fonds accumulait près de 231 millions d’euros de parts en attente de vente, représentant environ 10,6 % de sa capitalisation totale.
La décision, votée en assemblée générale, de passer à un capital fixe est une stratégie majeure. Ce changement implique que les échanges de parts se feront désormais sur un marché secondaire, où le prix sera déterminé par l’offre et la demande, et non plus par un mécanisme de retrait géré par la société de gestion. Cette évolution offre une nouvelle voie pour la liquidité, permettant aux souscripteurs de trouver enfin des acquéreurs pour leurs parts, même si cela peut signifier une décote significative. Ce « retour » du bureau n’est pas homogène, privilégiant la centralité et la modernité.
En dépit des difficultés récentes, de nombreux experts estiment que les SCPI de bureaux peuvent se réinventer en s’adaptant aux nouveaux usages et en modernisant leurs portefeuilles. L’avenir des SCPI de bureaux dépendra de leur capacité à être rentables, durables et adaptables face aux défis actuels.







