
Après avoir atteint un sommet historique à plus de 4500 euros l’once en début d’année, le prix de l’or a récemment chuté. Cependant, il demeure à un niveau exceptionnellement élevé comparé aux six derniers mois, un an ou même cinq ans. Cette fluctuation alimente les débats chez les investisseurs. Certains y voient l’impact des Banques centrales cherchant à réduire leur dépendance au dollar dans un contexte de crises mondiales, tandis que d’autres l’attribuent à des flux financiers opportunistes amplifiant la hausse. Malgré une augmentation des achats depuis 2022, des données contradictoires suggèrent que cette flambée des prix de l’or résulte à la fois de la situation géopolitique et d’une dynamique spéculative. Quoi qu’il en soit, une nouvelle ruée vers l’or est en marche.
La hausse des prix a rendu rentables de nombreuses mines, tunnels et gisements abandonnés à travers le monde. Cette situation relance la controverse autour du « streaming minier », une pratique financière où les investisseurs fournissent des capitaux aux sociétés minières en échange de flux futurs de métaux précieux à un prix fixe ou réduit. Ce système permet aux entreprises minières de financer leurs opérations sans diluer leur capital par l’émission de nouvelles actions, mais il soulève des questions sur la répartition des bénéfices et les risques pour les exploitants miniers. Les royalties, souvent au cœur des contrats de streaming, déterminent la part des revenus reversée aux investisseurs.
Le débat est intense : qui sont les véritables bénéficiaires de cette nouvelle dynamique ? Les sociétés de streaming et de redevances peuvent générer des rendements considérables avec un risque relativement faible, car elles ne sont pas directement impliquées dans l’exploitation minière. Elles bénéficient de la hausse des prix de l’or tout en étant protégées contre les coûts de production croissants. En revanche, les entreprises minières, bien qu’elles obtiennent des financements cruciaux, peuvent se retrouver avec une part réduite des profits, surtout si les prix de l’or continuent d’augmenter. Cette tendance soulève des préoccupations quant à l’équité des accords et à la durabilité économique pour les producteurs d’or.








