
Dans le calme hivernal de Montréal, un événement ornithologique exceptionnel a captivé l’attention, transformant un coin tranquille des avenues Rougemont et Dubuisson en un véritable lieu de pèlerinage pour les passionnés. Entre deux bancs de neige, des photographes et des observateurs se sont regroupés, tels des paparazzis, pour admirer une célébrité inattendue : un rouge-gorge familier, dont la présence est une première historique au Canada.
Depuis son observation initiale par une résidente du quartier, Sabrina Jacob, et le signalement le jeudi 8 janvier sur un site d’ornithologues réputé, des foules ont convergé vers Montréal. Samuel Denault, un biologiste, a souligné que la découverte d’oiseaux égarés hors de leur habitat habituel, surtout dans une grande ville, est rarissime et suscite un intérêt majeur. L’oiseau, habituellement présent du sud de la France à la Scandinavie, a attiré des centaines de personnes, dont Monique Grenier, une retraitée ayant parcouru quatre heures de route depuis l’Ontario. Certains témoignages évoquent même des voyages depuis la Californie ou le Michigan, motivés par ce phénomène ornithologique unique.
Le week-end du 10-11 janvier a vu affluer au moins 150 personnes sur le site. Maurice Gauvin, membre de l’association Protection des oiseaux du Québec, a également témoigné de l’engouement. La cause exacte de la présence de cet oiseau en sol canadien reste difficile à déterminer, mais M. Denault suggère que des événements climatiques, tels que des vagues de froid ou des vents inhabituels, pourraient avoir dévié ce membre de la famille des Turdidés de sa route habituelle. La proximité du port de Montréal pourrait aussi avoir joué un rôle dans son arrivée, bien que la durée de sa présence exacte sur le territoire canadien soit inconnue.






