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Le nouvel archevêque de New York, Ronald Hicks, s'apprête à prendre ses fonctions en février. Il est attendu qu'il mène une guerre culturelle contre l'influence pro-Trump, tout en faisant face à d'autres conflits idéologiques au sein de l'Église.

New York, bien que souvent associée à sa vibrante communauté juive, notamment à travers des séries emblématiques, est également un foyer majeur du catholicisme. L’archidiocèse de Manhattan, du Bronx et de Staten Island, aux côtés du diocèse de Brooklyn, rassemble plus de 4,3 millions de fidèles sur les huit millions d’habitants de la ville. C’est dans ce contexte que l’archidiocèse de New York se prépare à un changement de leadership significatif : en février, Timothy Dolan prendra sa retraite, laissant la place à Ronald Hicks, un prélat originaire de Chicago.

La nomination de Ronald Hicks soulève des questions importantes quant à son rôle futur et à l’orientation de l’Église catholique dans la ville. L’histoire du catholicisme new-yorkais est marquée par des tensions et des défis, chaque vague d’immigration ayant apporté son lot de conflits et de problèmes de racisme. Les premiers catholiques arrivés à New York furent les Irlandais, fuyant la terrible famine du Gorta Mór au milieu du XIXe siècle.

Dans le climat politique actuel, la nomination de Hicks prend une dimension particulière. Des figures comme J.D. Vance et d’autres catholiques pro-MAGA critiquent l’Église catholique, la jugeant trop « woke ». Le nouvel archevêque de New York entend bien s’opposer à cette vision et défendre une certaine ligne de l’Église. Cependant, un autre conflit pourrait émerger, cette fois avec le penseur de gauche Mamdani, suggérant que les défis pour Hicks seront multiples et complexes, naviguant entre les attentes conservatrices et progressistes au sein de l’Église et de la société américaine.