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La réforme de la loi PLM, portée par François Bayrou, modifie le mode d'élection des maires de Paris, Lyon et Marseille. Les élections municipales de 2026 appliqueront un nouveau double scrutin pour une meilleure représentativité. Découvrez les enjeux de ce changement majeur.

La question du mode d’élection des maires de Paris, Lyon et Marseille est au cœur des débats, notamment avec la proposition de loi portée par François Bayrou. L’objectif est de réformer la « loi PLM » de 1982, qui encadre les élections municipales dans ces trois grandes villes. Les prochaines élections municipales, prévues les 15 et 22 mars 2026, marqueront l’entrée en vigueur de cette nouvelle législation.

Contrairement à une idée reçue, les habitants n’élisent pas directement leur maire, mais désignent des conseillers municipaux qui, à leur tour, élisent le maire. Ce principe fondamental ne changerait pas, même avec des listes d’arrondissement.

La loi PLM initiale, adoptée le 31 décembre 1982, avait instauré un scrutin par secteur ou arrondissement, où les électeurs votaient pour des listes de conseillers. Une partie de ces élus siégeaient au conseil municipal de la ville, l’autre uniquement au conseil d’arrondissement. Ce système a souvent été critiqué pour permettre l’élection d’un maire sans majorité des suffrages à l’échelle de la commune.

La réforme de la loi PLM, définitivement adoptée par l’Assemblée nationale le 10 juillet 2025, prévoit désormais deux scrutins distincts et simultanés. L’un pour élire les conseillers d’arrondissement ou de secteur, l’autre pour élire les conseillers municipaux (ou conseillers de Paris). Un même candidat aura la possibilité de se présenter aux deux scrutins. Ce nouveau mode de scrutin vise à rétablir un lien plus direct entre les électeurs et leur conseil municipal dans les trois villes concernées.