
Invitée lors du bicentenaire du Figaro au Grand Palais, Rachida Dati, Ministre de la Culture et candidate à la Mairie de Paris, a abordé sans détour ses ambitions pour la capitale. Elle a notamment insisté sur sa capacité à «gagner Paris» et à offrir une alternative aux 25 ans de gestion de gauche jugée «dévastatrice».
Consciente de l’image clivante qu’elle peut renvoyer, Rachida Dati a lancé un appel direct aux Parisiens : «Faites-moi confiance !». Son programme pour Paris s’articule autour de piliers essentiels tels que la sécurité, la propreté et l’assainissement des finances publiques. La ville de Paris est confrontée à une dette colossale, estimée à plus de 10 milliards d’euros, que la candidate compte résorber grâce à une réorganisation de l’Hôtel de Ville et une refonte du temps de travail des agents municipaux, envisageant de ne pas remplacer les départs à la retraite et d’imposer les 35 heures.
Face aux propositions du candidat socialiste Emmanuel Grégoire en matière de logement, Rachida Dati a plaidé pour une approche pragmatique, axée sur «du logement social pour ceux qui travaillent et qui en ont besoin». S’appuyant sur sa propre expérience, elle a vivement critiqué les dérives du logement social actuel. «Je suis une enfant du logement social, mais si le logement social c’est de mettre de la misère, de la pauvreté et de la difficulté ; c’est du ghetto. Moi j’ai vécu les deux et ça ne fonctionne pas. Ça fracture une ville», a-t-elle déclaré.
Pour Rachida Dati, cette politique de logement social mal pensée contribue à l’exode des Parisiens. Elle promet, en cas d’élection, de rendre la capitale plus désirable et d’enrayer cette «dynamique de ghetto» qui, selon elle, nuit à la mixité sociale et à l’attractivité de la ville.








