
La publication par Mediapart de messages à caractère raciste et antisémite, ainsi que faisant l’éloge du nazisme, attribués à Quentin Deranque, a provoqué une vive réaction. Yaël Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée nationale, s’est dite « bien évidemment choquée » par ces révélations. Cela fait suite à une minute de silence observée dans l’Hémicycle en hommage à Deranque, décédé violemment.
Selon Mediapart, Quentin Deranque aurait diffusé de nombreux messages sur la plateforme X via trois comptes anonymes durant les deux dernières années. Ces publications incluraient l’apologie du nazisme, des attaques contre « les millions d’Arabes et de Noirs présents sur le sol français » et des insultes envers l’ancienne ministre Simone Veil, qualifiée de « salope meurtrière » pour son rôle dans la légalisation de l’avortement.
L’entourage de Yaël Braun-Pivet a souligné que l’hommage rendu à un jeune homme tué de manière violente ne signifiait pas une approbation de ses propos présumés, face aux critiques suscitées par l’article. La minute de silence, observée le 17 février, avait été une « décision collective, prise à l’unanimité par la conférence des présidents » de l’Assemblée nationale.
L’avocat de la famille de Quentin Deranque, Fabien Rajon, a déclaré que si ces tweets étaient avérés, ils étaient « évidemment condamnables », mais qu’ils ne pouvaient justifier « le lynchage à mort de Quentin ». Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a dénoncé le fait que la droite et l’extrême droite aient cherché à « transformer en héros un jeune néonazi, raciste et antisémite au dernier degré ».
Neuf personnes, appartenant à la mouvance de l’ultragauche, ont été mises en examen et écrouées dans cette affaire. Certaines auraient été membres de la Jeune Garde antifasciste, un mouvement dissous en juin 2025.






