
Quatre jours après le début de la guerre au Proche-Orient, le président Emmanuel Macron a pris la parole pour annoncer un renforcement du dispositif français. Face à un « risque d’embrasement », le chef de l’État a souligné la nécessité de faire preuve de pédagogie face à une crise qui inquiète les Français et pourrait avoir des répercussions sur le territoire national. Environ 400 000 Français résident dans la région, et deux vols de rapatriement ont déjà eu lieu.
Depuis l’Élysée, Emmanuel Macron a commenté les frappes menées par les États-Unis et Israël contre le régime iranien, affirmant que ces opérations ont été conduites « en dehors du droit international ». Cependant, il a également salué la disparition de dirigeants iraniens qu’il a qualifiés de « bourreaux de leur peuple », estimant que l’Histoire ne les pleurerait pas. Le président a désigné le régime iranien comme « responsable » de la situation actuelle, lui reprochant le développement d’un programme nucléaire dangereux et le financement de groupes terroristes.
Le gouvernement français a, par ailleurs, renforcé le dispositif de protection militaire Sentinelle et la vigilance autour des lieux et des personnes les plus exposées sur le territoire national. Le porte-avions Charles de Gaulle a reçu l’ordre de faire route vers la Méditerranée, et des moyens aériens et de défense anti-aérienne supplémentaires ont été déployés. La France s’engage également à bâtir une coalition internationale pour sécuriser les voies maritimes essentielles comme le détroit d’Ormuz et le canal de Suez.
Malgré l’urgence de la situation, le ministre de l’Économie, Roland Lescure, se veut rassurant concernant l’impact sur l’approvisionnement en énergie en France, affirmant qu’il n’y a « aucun risque d’approvisionnement à court terme » en gaz et en essence. Une cellule de crise est active à Bercy pour suivre l’évolution des marchés.






