
Guillaume Tabard, dans son contre-point, souligne le manque de clarté et de solidité du projet de primaire à gauche, en s’appuyant sur l’exemple de Tours, ville emblématique de la scission historique entre le PS et le PC en 1920. Selon lui, le choix de cette ville pour lancer un appel à l’unité de candidature présidentielle est un signal inversé qui rend la démarche peu crédible.
Le projet de primaire, parrainé par Olivier Faure, Marine Tondelier, François Ruffin, se heurte à plusieurs écueils majeurs. L’un des principaux obstacles réside dans la capacité des porteurs du projet à garantir sa tenue. Bien qu’Olivier Faure et Marine Tondelier dirigent respectivement le PS et Les Écologistes, ils ne parviennent pas à mobiliser l’ensemble de leurs troupes. Une part significative des socialistes, notamment derrière Carole Delga, soutient Raphaël Glucksmann. Des figures socialistes influentes comme François Hollande et Bernard Cazeneuve expriment leur scepticisme face à un « bricolage unitaire » qui ne repose pas sur un projet commun.
Les commentaires des lecteurs reflètent également ce désengagement. « L’ubris de ces chefs de partis qui veulent nous dicter comment choisir un candidat… Je choisis par mon vote », écrit un lecteur, tandis qu’un autre ajoute : « C’est très bien, qu’ils se plantent, on ne veut surtout pas d’eux ! » Ces réactions illustrent une méfiance grandissante envers les initiatives unitaires perçues comme opportunistes et dénuées de fondements idéologiques solides.







