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Face au risque d'un second tour opposant le RN à LFI en 2027, des personnalités de la droite et du centre appellent à une candidature unique pour éviter les extrêmes et les populismes.

À l’approche de l’élection présidentielle de 2027, une mobilisation significative émerge au sein du bloc central, rassemblant des personnalités de la droite et du centre. L’objectif principal est de présenter une candidature unique afin d’éviter un second tour opposant le Rassemblement National (RN) à La France Insoumise (LFI), un scénario jugé préoccupant par de nombreux acteurs politiques.

Cet appel à l’unité fait suite aux élections municipales et met en lumière une inquiétude croissante face à la montée des populismes. Un récent sondage Elabe pour BFMTV et La Tribune Dimanche indique d’ailleurs qu’un candidat du RN serait en tête au premier tour dans la quasi-totalité des scénarios.

Le 29 mars, pas moins de 90 personnalités issues de diverses formations comme Renaissance, le MoDem, Horizons et Les Républicains, ont publié une tribune dans La Tribune Dimanche. Elles y plaident pour un « sursaut d’unité » et une « candidature unique », qu’elles considèrent comme la seule voie pour prévenir un « aller simple vers le populisme, la démagogie et le communautarisme ».

Parmi les signataires de cette tribune figurent des membres du parti présidentiel, notamment la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon. Cette dernière a d’ailleurs souligné sur LCI que l’enjeu n’était « pas de sauver des partis », mais bien de trouver un accord politique capable de peser dans la course à l’Élysée.

Malgré cet appel pressant à l’union, le chemin vers une candidature unique s’annonce complexe, notamment en raison des ambitions personnelles des différents chefs de partis et des divergences politiques et stratégiques. Des figures comme Édouard Philippe, Gabriel Attal et Bruno Retailleau, tous pressentis pour 2027, sont au cœur des discussions et des stratégies.