
Le Père Gabriel Romanelli, curé de la paroisse catholique de la Sainte-Famille à Gaza, partage son témoignage poignant dans son livre, « Les Ruines et la Lumière » (Éditions du Rocher). Ce prêtre argentin a choisi de rester auprès de ses paroissiens et de la communauté de Gaza, même sous les bombardements incessants de l’armée israélienne.
Son ouvrage, coécrit avec Guillaume de Dieuleveult, ancien correspondant du Figaro à Jérusalem, dépeint le quotidien bouleversant des Gazaouis et des chrétiens de Gaza pris au cœur du conflit. Le Père Romanelli, avec deux autres prêtres et six religieuses, a accueilli jusqu’à 700 réfugiés dans la petite école paroissiale et même à l’intérieur de l’église, offrant un abri face à la dévastation.
Le livre évoque la précarité de la vie, marquée par le manque d’eau, une électricité rationnée et des défis humanitaires considérables. Le Père Romanelli lui-même a frôlé la mort à quatre reprises et a été blessé, tout en recevant des appels quotidiens du Pape François, soucieux de sa sécurité et de celle de sa communauté.
Malgré l’ampleur des destructions et la situation tragique, le curé de Gaza insiste sur la nécessité de maintenir l’espoir. Il croit fermement en un avenir pour ceux qui survivent et souhaite « allumer une lumière d’espoir » pour guérir toutes les blessures. Son engagement est un témoignage de foi et de résilience, rappelant que même au milieu des ruines, la lumière de l’humanité et de la solidarité peut persister.






