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La nouvelle loi israélienne sur la peine de mort pour les actes terroristes suscite un tollé international, qualifiée d'« apartheid » par l'Espagne et critiquée par plusieurs pays européens. Les États-Unis respectent le droit souverain d'Israël.

La nouvelle loi israélienne, adoptée lundi par le Parlement, instaure la peine de mort pour les actes terroristes. Cependant, cette mesure a rapidement été qualifiée de « pas de plus vers l’apartheid » par le premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, car elle est explicitement conçue pour s’appliquer principalement aux Palestiniens. Cette asymétrie suscite une vive condamnation internationale, soulevant des questions sur la justice et les droits de l’homme dans la région.

Pedro Sanchez a exprimé son indignation sur X, déclarant que cette loi créerait une disparité flagrante : « Même crime, peine différente. Ce n’est pas de la justice. Le monde ne peut pas se taire. » Cette position est partagée par l’Allemagne, dont le porte-parole du gouvernement a rappelé le « rejet de la peine de mort » et souligné que la loi s’appliquerait « vraisemblablement exclusivement aux Palestiniens dans les territoires palestiniens ».

Le texte législatif, adopté par 62 voix contre 48, prévoit la peine capitale ou la prison à perpétuité pour quiconque cause intentionnellement la mort d’une personne dans le but de nuire à un citoyen israélien ou de menacer l’existence de l’État d’Israël. Pour les Palestiniens en Cisjordanie occupée, la peine de mort deviendrait la sanction par défaut si l’homicide est qualifié d’acte de terrorisme par la justice militaire.

Avant même le vote, Berlin, Londres, Paris et Rome avaient conjointement exprimé leur « profonde préoccupation » quant à l’élargissement des possibilités d’imposer la peine de mort en Israël. Ces capitales estiment qu’une telle loi « risquerait de remettre en cause les engagements d’Israël en matière de principes démocratiques ». Le secrétaire général du Conseil de l’Europe, Alain Berset, a également exhorté Israël à renoncer à ce projet, y voyant un « grave recul par rapport au moratoire de facto de longue date en vigueur en Israël ».

Toutefois, les États-Unis adoptent une position différente, affirmant qu’ils « respectent le droit souverain d’Israël à fixer ses propres lois et sanctions à l’encontre des personnes reconnues coupables de terrorisme ». Cette divergence de vues souligne la complexité et la sensibilité de la situation, où les principes de justice et les droits nationaux s’entrechoquent avec les préoccupations internationales concernant les droits de l’homme et l’égalité.