
À Pavilly, près de Rouen, une légende médiévale vieille de plus de treize siècles refait surface, inspirée par la célèbre publicité d’Intermarché mettant en scène un loup végétarien. La commune normande sollicite l’enseigne pour financer la restauration de sa chapelle Sainte-Austreberthe, un chantier évalué à 2,4 millions d’euros.
La publicité du loup végétarien d’Intermarché a généré plus d’un milliard de vues, suscitant l’intérêt d’Eddy Lefaux, conseiller municipal délégué au patrimoine. Il a immédiatement fait le parallèle avec le « loup vert » de Pavilly, lui aussi végétarien selon la légende locale.
Cette histoire remonte au VIIe siècle et est liée à Sainte-Austreberthe, première abbesse de Pavilly. La chapelle, classée monument historique depuis 1934, jouait un rôle essentiel en lavant le linge des moines de l’abbaye de Jumièges, transporté par un âne.
La légende raconte qu’un loup dévora cet âne. Retrouvé par l’abbesse, le prédateur subit une métamorphose : son pelage devint vert et il renonça à la viande pour devenir herbivore, reprenant la tâche de l’âne. Cette légende a marqué le secteur, laissant des noms comme « Austreberthe » et le « Sentier du loup vert ».
La notoriété soudaine de cette légende intervient alors que la chapelle Sainte-Austreberthe est en état préoccupant. Les fonds nécessaires à sa restauration, soit 2,4 millions d’euros, manquent cruellement à la commune. Déjà soutenue par la Fondation du patrimoine, le département de la Seine-Maritime et la région Normandie, Pavilly cherche de nouveaux mécènes.
Le clin d’œil à Intermarché est donc un appel direct au mécénat. Eddy Lefaux espère que le succès de la publicité incitera le PDG de l’enseigne à « donner un petit coup de main ». Reste à savoir si Intermarché répondra à cet appel et si le loup publicitaire viendra en aide à son ancêtre légendaire.






