Paris-Lariboisiere-street
À Paris, la prolongation de la salle de shoot du 10e arrondissement jusqu'en 2027 exaspère les riverains, qui dénoncent une insécurité croissante et des nuisances quotidiennes.

La prolongation de l’unique salle de consommation à moindre risque (SCMR) de Paris, située dans le 10e arrondissement près de l’hôpital Lariboisière, suscite la colère des habitants. Initialement prévue pour prendre fin en décembre 2025, l’expérimentation de ce dispositif a été reconduite jusqu’en 2027, une décision entérinée par un arrêté publié fin décembre. Cette prolongation, similaire à celle accordée à la structure de Strasbourg, déçoit un collectif de riverains qui dénonce une insécurité croissante.

Les témoignages font état d’un quotidien difficile, marqué par des seringues abandonnées, des rixes fréquentes entre dealers et les cris des toxicomanes. « On fait en sorte que ces toxicomanes se droguent proprement mais aucun des rapports ne parle de sevrage. On ne sait jamais combien sortent de la drogue », déplore Thierry, un habitant. Cette situation met en lumière les tensions entre la mission de santé publique de ces structures et les nuisances subies par les populations locales. Des médecins et des politiques remettent également en question l’efficacité et les conséquences de ces salles de consommation.

Le débat autour des salles de shoot s’intensifie, notamment concernant leur impact sur l’environnement urbain et la qualité de vie des riverains. Ces derniers se sentent délaissés face à ce qu’ils perçoivent comme une détérioration de leur quartier. La reconduction de l’expérimentation relance les interrogations sur les solutions alternatives et l’accompagnement des personnes toxicomanes, au-delà de la simple mise à disposition d’un lieu de consommation sécurisé.