
Lors de la célébration de sa première Pâques en tant que Souverain Pontife, le pape Léon XIV a lancé un vibrant appel à la paix depuis la place Saint-Pierre, lors de son message urbi et orbi. Il a enjoint les détenteurs d’armes à les déposer et ceux qui ont le pouvoir de déclencher des conflits à choisir la paix. Le pape a insisté sur une paix bâtie par le dialogue, et non par la force ou la domination. Il a également invité l’Église catholique à une veillée de prière pour la paix, prévue le samedi suivant, le 11 avril.
Léon XIV a fermement condamné l’indifférence face aux guerres et à leurs conséquences dévastatrices, tant humaines qu’économiques et sociales. Il a souligné que la force de la résurrection du Christ est intrinsèquement non-violente, la comparant à un grain de blé qui se fraie un chemin pour devenir un épi doré, ou à un cœur offensé qui refuse la vengeance au profit de la prière. Selon lui, cette force divine engendre des relations respectueuses à tous les niveaux : entre individus, familles, groupes sociaux et nations, œuvrant pour le bien commun.
Le message du pape, bien que général, ciblait sans ambiguïté les conflits mondiaux, notamment celui au Moyen-Orient, qui s’est embrasé suite à la guerre déclarée par les États-Unis et Israël à l’Iran le 28 février. Léon XIV, citoyen américain de Chicago, a ainsi manifesté sa désapprobation publique envers son pays d’origine, sans toutefois le nommer directement. Il a rappelé que Pâques est la victoire de la vie sur la mort, de la lumière sur les ténèbres et de l’amour sur la haine, un triomphe obtenu au prix élevé de la croix et de la souffrance du Christ.
Le pape a mis en exergue le dialogue comme la voie royale prônée par l’Église, qui n’accepte le recours à la force armée qu’en cas de légitime défense, et uniquement en dernier recours après l’échec de toutes les négociations diplomatiques. Il a rappelé l’importance de la mesure et de la proportion dans l’usage de la force. En outre, il a réitéré son appel à lutter contre la « mondialisation de l’indifférence », citant son prédécesseur François. Pour les chrétiens, Pâques est un chant d’espérance, la victoire du Christ ressuscité nous invitant à abandonner toute volonté de querelle et de domination pour embrasser la paix qui transforme les cœurs.








