
La cour administrative d’appel de Toulouse a confirmé l’interdiction du retour de trois paillotes, ces restaurants de plage temporaires, sur une plage classée « espace remarquable » à La Grande Motte. Cette décision fait suite à un appel du maire Stéphan Rossignol (LR) et de trois sociétés exploitant des restaurants sur la plage du Grand Travers. La cour a ainsi maintenu la décision du tribunal administratif de Montpellier, qui avait précédemment interdit ces installations.
En avril 2024, le tribunal administratif avait annulé les permis de construire accordés de manière précaire en 2023 aux exploitants de « L’Effet Mer », « La Voile Bleue » et « La Paillote Bambou ». Ces établissements s’installent chaque année sur cette bande de sable bordée de dunes. La cour d’appel a souligné que ce secteur est un « espace remarquable du littoral », principalement en raison de ses richesses écologiques, le rendant en principe inconstructible. Des exceptions peuvent exister pour des motifs économiques ou culturels. De plus, la zone est classée en « zone rouge » par le plan de prévention des risques naturels d’inondation, ce qui l’expose à un risque de déferlement.
Dans son arrêt, la cour d’appel a jugé que l’autorisation délivrée par la mairie en 2023 « ne répondait pas à une nécessité caractérisée par des motifs d’ordre économique, social, culturel ou d’aménagement ». Les dérogations aux règles d’urbanisme accordées ont été jugées « disproportionnées ». Ce contentieux oppose depuis plusieurs années des associations locales de défense de l’environnement aux exploitants de paillotes et à la mairie. La municipalité défendait ces établissements comme « pourvoyeurs de nombreux emplois locaux » et un « pilier » de l’attractivité de la commune.








