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Le surtourisme, un enjeu croissant, a fortement influencé les récentes élections municipales en France. Des villes comme Étretat et Chamonix ont vu une participation record et des majorités sortantes bousculées par ce phénomène.

Les récentes élections municipales ont mis en lumière un phénomène croissant : le surtourisme. Ce sujet, de plus en plus prégnant, semble avoir eu un impact significatif sur la participation électorale et les résultats dans plusieurs communes françaises. En effet, malgré un taux d’abstention national de 42 % au premier tour des élections municipales, des disparités importantes ont été observées, notamment dans les villes où le surtourisme est un enjeu majeur.

À Étretat, par exemple, la participation a atteint 71,6 %, soit près de 10 points de plus qu’en 2020. De même, à Chamonix, 60,5 % des électeurs se sont déplacés aux urnes, un chiffre supérieur à 2020 (46 %) et 2014 (56,6 %). Lège-Cap-Ferret a également enregistré une forte mobilisation avec 68,2 % de participation.

Dans ces trois localités, la majorité sortante a été soit battue, soit mise en difficulté. À Étretat, la liste de Philippe Laferrière a créé la surprise en l’emportant dès le premier tour avec 53,4 % des voix, devançant ainsi le maire sortant, André Baillard. Ce résultat suggère que le « bon positionnement » vis-à-vis des préoccupations liées au surtourisme a pu être un facteur déterminant dans ces scrutins.

Les professionnels du tourisme eux-mêmes reconnaissent que si le tourisme génère de la richesse, celle-ci ne bénéficie pas toujours suffisamment aux territoires et à leurs habitants, tandis que les effets négatifs, comme la pression immobilière et la saturation, restent supportés par les collectivités.