
L’année 2026 s’annonce décisive pour les écologistes français, confrontés à des municipales périlleuses et une primaire contestée. À quelques mois de la présidentielle de 2027, les enjeux sont majeurs pour chaque camp politique. La secrétaire nationale d’Europe Écologie Les Verts (EELV), Marine Tondelier, a déjà annoncé sa candidature à la présidence de la République, une initiative qui se veut un « acte d’amour pour la France ».
Cette annonce précoce, faite en octobre dernier, la distingue des autres figures de gauche comme Jean-Luc Mélenchon, Raphaël Glucksmann ou François Hollande, qui entretiennent encore le mystère sur leurs ambitions. Marine Tondelier, fervente défenseure de l’union des gauches, mise sur l’organisation d’une grande primaire, qu’elle espère remporter. Selon un cadre écologiste, sa candidature précoce vise à « donner du crédit à l’hypothèse d’une primaire de la gauche, qui reste encore très incertaine ». Il soutient également que Marine Tondelier est la mieux placée pour emporter cette primaire et devenir la candidate de l’union.
Le chemin pour y parvenir est cependant semé d’embûches. Les prochaines élections municipales serviront de scrutin test, révélant les forces et faiblesses de chaque parti. Les batailles d’ambitions internes et les chocs des programmes pourraient fragiliser la cohésion au sein du mouvement écologiste. L’année 2026 est donc une année charnière, un « chamboule-tout » politique où les écologistes devront prouver leur capacité à rassembler et à convaincre, tant au niveau local que national, pour espérer peser significativement dans la course à la présidentielle de 2027.






