
Dans le cadre des élections municipales à Paris, Emmanuel Grégoire, tête de liste du Parti Socialiste (PS), mise sur le ralliement de Danielle Simonnet pour capter les voix des quartiers populaires et ainsi affaiblir la candidature de Sophia Chikirou. Ce ralliement de l’ancienne cadre mélenchoniste à la liste d’union (PS, Verts, PCF), en échange de la promesse de deux postes de conseillers de Paris, est perçu comme un coup politique majeur dans la campagne. Danielle Simonnet, forte de sa notoriété dans l’est parisien, est une figure qui déplace les lignes électorales.
Lors d’une séance de porte-à-porte, Danielle Simonnet a exprimé sa principale préoccupation : empêcher Rachida Dati de remporter la mairie de Paris. Elle a insisté sur la nécessité d’une gauche qui défende les classes populaires, un discours qui résonne particulièrement auprès des habitants des logements sociaux, comme en témoigne une habitante du 20e arrondissement. Son approche proactive, demandant systématiquement les coordonnées des personnes rencontrées, est désormais imitée par Emmanuel Grégoire, soulignant l’influence de cette alliance sur le terrain.
Sophia Chikirou, quant à elle, a officialisé sa candidature sous la bannière de La France Insoumise (LFI), prônant une rupture avec le bilan de la maire actuelle, Anne Hidalgo, et critiquant le programme de Rachida Dati. Elle a présenté les premiers axes de son programme municipal, axés sur l’éducation et un vaste plan logement, incluant un contrôle strict des loyers et la création d’une agence locative populaire. La candidate LFI est toutefois confrontée à des dénigrements médiatiques, la qualifiant de « brutale » ou « sulfureuse », ce qui ne semble pas la déstabiliser.
Un récent sondage Ifop pour Le Figaro et Sud Radio place Rachida Dati, candidate Les Républicains (LR), en tête des intentions de vote au premier tour, devançant Pierre-Yves Bournazel. Emmanuel Grégoire, de son côté, mène la course à gauche. Le ralliement de Danielle Simonnet vise clairement à consolider le front de gauche face aux candidatures de droite et à celle de Sophia Chikirou, qui porte une liste distincte de l’union PS-Verts-PCF. La campagne s’intensifie à mesure que les enjeux pour la capitale deviennent plus clairs, avec une forte compétition pour attirer les électeurs.






