
À l’approche des élections municipales à Paris, la tension monte entre les candidats. Rachida Dati, candidate Les Républicains (LR) à la mairie de Paris et désormais ministre de la Culture démissionnaire, a fermement critiqué son rival socialiste Emmanuel Grégoire. Ce dernier avait alerté sur une Paris «menacée» par une alliance «de la droite extrême et de l’extrême droite», évoquant une possible «vague brune» sur la capitale.
Interrogée sur ces propos, Rachida Dati a rétorqué : «Vous trouvez ça à la hauteur quand vous connaissez ma vie et mon parcours ?». Elle a qualifié les déclarations de Monsieur Grégoire de «racisme social», soulignant l’existence d’un «plafond de verre dans ce pays pour accéder à des hautes responsabilités» que «cette gauche de l’entre-soi a toujours refusé».
Concernant la sécurité, un thème central de sa campagne, Rachida Dati a promis l’installation de «8000 caméras dans les 7000 rues de Paris» afin d’éliminer les «angles morts». Elle a notamment mentionné des «agressions sexuelles, pour ne pas dire des viols, tous les jours» au Champ-de-Mars.
Par ailleurs, la candidate LR a maintenu son refus de participer à un débat télévisé avant le premier tour, estimant que «les conditions de respect des personnes» n’étaient pas réunies et qu’elle serait «la cible des autres candidats». Elle a affirmé vouloir consacrer «tout son temps» aux Parisiens, reportant un éventuel débat au second tour.
Elle a également commenté le refus de Pierre-Yves Bournazel, candidat Horizons soutenu par Renaissance, de toute alliance de second tour. Pour Rachida Dati, les «masques sont tombés», et la candidature de Bournazel est celle de l’«échec» ou de la «volonté de reconduire cette gauche radicale».







