
Un débat tendu lors des élections municipales à Marseille a vu Martine Vassal, candidate de l’union de la droite et du centre, créer la controverse. Face à Benoît Payan (divers gauche), Sébastien Delogu (LFI) et Franck Allisio (RN) au palais de la Bourse, les échanges ont d’abord porté sur des sujets nationaux, loin des préoccupations marseillaises. La discussion a notamment abordé la mort de Quentin Deranque à Lyon, les liens présumés entre La Jeune Garde et LFI, ainsi que la lutte contre le narcotrafic, un thème plus régalien que municipal.
Le moment charnière est survenu lorsque Martine Vassal a été interrogée sur une possible alliance avec le Rassemblement national au second tour. Rejetant fermement cette idée, elle a affirmé que ses valeurs personnelles restaient inchangées : « C’est le mérite, le travail, la famille, la patrie. » Cette déclaration a immédiatement provoqué la réaction de Benoît Payan, le maire sortant, et de la présentatrice Apolline de Malherbe. Benoît Payan a rapidement souligné la similitude entre cette devise et le slogan du régime de Vichy de Philippe Pétain : « Travail, famille, patrie, c’est le slogan de M. Pétain, ça. »
Avec un ton bravache, Martine Vassal a répliqué : « Oui, bien sûr. Et c’est mon slogan et ce sont mes valeurs ! » Elle a ensuite ajouté « et humanité » après avoir été relancée par la journaliste de BFM-TV. Cet incident a marqué les esprits et a ravivé le débat sur les valeurs politiques et leurs interprétations. La polémique autour de cette déclaration risque d’influencer la perception des électeurs à l’approche des élections municipales.








