
À quelques semaines des élections municipales à Lyon, le maire écologiste sortant, Grégory Doucet, a annoncé être prêt à une alliance avec La France insoumise (LFI) pour le second tour. Cette déclaration intervient dans un contexte tendu, marqué par le décès du militant d’extrême droite Quentin Deranque, un sujet central lors du récent débat télévisé l’opposant à ses rivaux. Doucet a souligné que ce « drame nous a tous bouleversé ».
Face à Jean-Michel Aulas, l’ex-patron de l’Olympique Lyonnais et grand favori des sondages, Grégory Doucet a affirmé pour la première fois un « oui » clair à une alliance avec LFI, mais sous certaines conditions, notamment l’absence d’implication de son équipe dans des actes de violence. La candidate LFI, Anaïs Belouassa Cherifi, a également montré son ouverture à cette alliance, sa priorité étant d’éviter que M. Aulas ne devienne le prochain maire de Lyon.
Le décès de Quentin Deranque le 12 février, suivi de la mise en examen de suspects potentiellement liés à un député LFI, a intensifié les pressions sur la classe politique. De nombreux acteurs, de l’extrême droite à une partie de la gauche, réclament une rupture avec LFI. Jusqu’à présent, Grégory Doucet, qui aura besoin de toutes les voix de gauche pour espérer un second mandat, avait refusé de se prononcer clairement sur la question.
Jean-Michel Aulas, 76 ans et novice en politique, se présente comme le « candidat de la société civile ». Malgré une forte popularité et son avance dans les sondages, il a été la cible d’attaques de ses adversaires, le qualifiant notamment de « coquille vide » ou d’être « à côté de la plaque ». Les obsèques de Quentin Deranque se sont déroulées dans l’intimité, tandis que la candidate LFI a été interrogée sur ses liens avec la « Jeune Garde » antifasciste, un groupe dont la dissolution est demandée par le gouvernement.
Le gouvernement a saisi la justice concernant une possible « reconstitution » de la Jeune Garde et le président Emmanuel Macron a demandé que la campagne municipale se déroule sereinement, suite à la dégradation de plusieurs permanences parlementaires de LFI.







