
À l’approche des élections municipales à Lyon, Jean-Michel Aulas, à près de 77 ans et sans expérience politique préalable, s’impose comme le favori incontesté. Ancien patron emblématique de l’Olympique Lyonnais, il a su fédérer un large éventail de soutiens politiques, allant de la droite aux partis du bloc central, notamment Les Républicains, Renaissance, Horizons, le MoDem et l’UDI. Cette stratégie lui permet de capitaliser sur l’impopularité des structures partisanes traditionnelles, se présentant comme une alternative issue du monde de l’entreprise.
Les sondages récents confirment cette tendance, prédisant un raz-de-marée en sa faveur. Un sondage Elabe-Berger Levrault le donne vainqueur avec 55% à 57% des intentions de vote au second tour (43% au premier tour), loin devant ses concurrents, y compris le maire sortant Grégory Doucet qui obtiendrait 29% des voix au premier tour. Un autre baromètre Opinionway pour CNEWS, Europe 1 et le JDD, lui attribue 45% des suffrages au premier tour, consolidant sa position dominante.
Jean-Michel Aulas attire particulièrement les électeurs plus âgés (66% chez les 55-64 ans et 65% chez les 65 ans et plus) et les catégories socioprofessionnelles moins favorisées. Son programme vise à « remettre Lyon à sa juste place parmi les grandes métropoles européennes », en dénonçant un « déclin » et en proposant des mesures concrètes comme l’augmentation du nombre de policiers municipaux et de caméras de vidéoprotection. Sa candidature, officialisée dans une lettre aux habitants en septembre 2025, est perçue comme un engagement total pour la ville.
Malgré les interrogations soulevées par son manque d’expérience politique et une enquête pour conflit d’intérêt concernant un projet de stade, Jean-Michel Aulas maintient sa popularité. Il bénéficie d’une forte adhésion des électeurs de droite et du centre, ainsi que d’une partie des électeurs du Rassemblement National, ce qui lui confère une assise électorale solide pour les scrutins des 15 et 22 mars.






