
Le Rassemblement national (RN) s’apprête à marquer un tournant historique en Gironde lors des élections municipales des 15 et 22 mars 2026. Avec 55 listes déposées ou soutenues, le parti à la flamme bat son record départemental, dépassant largement la vingtaine de listes de 2020. Ce déploiement ambitieux vise à multiplier par dix le nombre de conseillers municipaux RN dans le département.
Jimmy Bourlieux, délégué départemental du parti et tête de liste à Mérignac, salue un « travail méticuleux » des cadres et militants. La Gironde se positionne ainsi parmi les trois départements où le RN sera le plus représenté, offrant à environ un Girondin sur deux la possibilité de voter pour le parti. Cette stratégie s’appuie sur les résultats des dernières élections législatives, où le RN était au second tour dans 10 circonscriptions sur 12, et sur les élections européennes, où il a recueilli 186 264 voix, arrivant en tête dans 97,6% des communes girondines.
Le Rassemblement national vise une implantation locale forte, même dans des bastions traditionnellement moins favorables. Le parti présente 17 listes dans le Blayais, 15 dans la métropole bordelaise et 8 sur le bassin d’Arcachon, un territoire historiquement dominé par Les Républicains. Pour la première fois, Lège-Cap-Ferret aura un candidat RN. Jimmy Bourlieux précise que le parti n’envisage « aucun retrait » au second tour et pourrait même envisager des fusions « circonstanciées » si les principes du RN, tels que l’absence de hausse d’impôts et l’augmentation de la sécurité, sont respectés.
Des alliances pourraient se former, notamment à Mérignac, où Jimmy Bourlieux n’exclut pas une entente avec la liste divers droite de Thierry Millet, sous réserve de la préservation des valeurs républicaines et de l’intégrité des candidats. Ces élections sont perçues comme une étape cruciale pour le RN, qui espère transformer ses scores élevés en un ancrage local durable.






