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À Paris, l'incertitude domine les élections municipales 2026. Rachida Dati (droite) est au coude-à-coude avec Emmanuel Grégoire (PS), promettant un second tour très serré.

L’incertitude plane sur les élections municipales à Paris, à seulement deux jours du scrutin. La candidate de droite, Rachida Dati, est au coude-à-coude avec le socialiste Emmanuel Grégoire, marquant la fin potentielle de près d’un quart de siècle de règne de la gauche dans la capitale. Les enjeux sont considérables pour ces élections qui pourraient redéfinir le paysage politique parisien pour les années à venir.

Selon une enquête Elabe-Berger Levrault pour Le Figaro, BFMTV et La Tribune Dimanche, publiée vendredi, Emmanuel Grégoire est crédité de 45,5 % des intentions de vote. Rachida Dati le suit de près avec 44,5 %, une différence minime qui annonce un second tour tendu. Ces chiffres, situés dans la marge d’erreur, suggèrent une compétition extrêmement serrée, où chaque voix comptera. La candidate de La France insoumise (LFI), Sophia Chikirou, maintient sa candidature et recueille 10 % des intentions de vote, un léger recul par rapport à son score du premier tour (11,72 %).

Cette configuration électorale, où la victoire pourrait se jouer à « quelques milliers, voire quelques centaines de voix », est perçue comme la « pire des configurations » par les observateurs. Elle souligne la forte polarisation de l’électorat parisien et la difficulté pour l’un des candidats de se détacher clairement. Le scrutin de dimanche s’annonce donc comme un moment clé, avec un dénouement incertain qui tiendra en haleine les Parisiens et les acteurs politiques jusqu’à la dernière minute. Rachida Dati espère capitaliser sur une volonté de changement, tandis qu’Emmanuel Grégoire défend le bilan de la majorité sortante et cherche à consolider l’ancrage de la gauche dans la capitale.