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Les élections municipales de 2026 à Paris pourraient marquer un tournant politique, avec la droite défiant deux décennies de pouvoir socialiste. Six candidats majeurs se préparent.

Après plus de deux décennies de gouvernance socialiste, d’abord sous Bertrand Delanoë, puis Anne Hidalgo, la Mairie de Paris pourrait bien basculer à droite lors des élections municipales de mars 2026. Ce scrutin, qui s’annonce décisif, introduira un nouveau mode de vote pour les Parisiens, ainsi que pour les habitants de Marseille et de Lyon. Désormais, les électeurs devront s’exprimer deux fois : une première fois pour leurs conseillers d’arrondissement, comme par le passé, et une seconde fois pour le Conseil de Paris, qui est l’équivalent du conseil municipal.

Six candidats principaux se distinguent, chacun crédité d’au moins 5 % des intentions de vote, et sont prêts à relever le défi de succéder à la maire sortante qui ne se représente pas. À gauche, Emmanuel Grégoire (Parti socialiste) incarne la continuité de la majorité municipale, tandis que Sophia Chikirou (La France insoumise) cherche à dynamiser l’électorat de la gauche radicale. Ces deux figures tenteront de maintenir la capitale à gauche.

La droite présente deux figures majeures : Rachida Dati (Les Républicains) se positionne comme la principale opposante, mais doit faire face à Pierre-Yves Bournazel (Horizons), qui ambitionne de jouer un rôle clé au second tour. L’extrême droite n’est pas en reste avec Sarah Knafo (Reconquête !) et Thierry Mariani (Rassemblement national), qui, bien que n’ayant pas de chances directes de l’emporter, voient dans cette élection une occasion de renforcer leur présence sur la scène politique locale parisienne. Les enjeux sont importants pour tous les partis qui tenteront de prendre la tête de la capitale. À ces six principaux candidats s’ajoutent trois prétendants d’extrême gauche, notamment Blandine Chauvel (NPA), Mahel Pierot-Guimbaud (Parti des Travailleurs) et Marielle Saulnier (Lutte Ouvrière).