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L'absence de candidats aux municipales de 2026 pose la question de la gestion locale. Découvrez le rôle de la délégation spéciale et les enjeux de ces situations inédites.

À l’approche des élections municipales de 2026, la question de l’absence de candidats dans certaines communes refait surface. Une situation, bien que non majoritaire, qui n’est pas si rare et qui soulève des interrogations quant à la continuité de la gestion locale. Que se passe-t-il légalement lorsque personne ne se déclare ou que les listes ne sont pas complètes ?

En 2020, plus d’une centaine de communes ont été confrontées à cette difficulté avant le premier tour, un chiffre en augmentation par rapport à 2014. Dans ces cas, l’administration préfectorale doit intervenir rapidement. Le mandat d’un maire sortant ne pouvant excéder trois mois, la préfecture dispose de huit jours pour nommer une délégation spéciale. Cette équipe provisoire, généralement composée d’anciens fonctionnaires, a des pouvoirs limités et se concentre sur la gestion des affaires courantes, sans pouvoir engager de nouvelles dépenses significatives ou modifier le personnel communal.

Les communes de moins de 35 000 habitants voient cette délégation se constituer de trois à cinq membres. Leur rôle est d’assurer le fonctionnement minimal du village en attendant de nouvelles élections, qui doivent être organisées dans un délai de trois mois. Si ce second scrutin ne permet toujours pas de constituer un conseil municipal complet, la délégation spéciale reste en place jusqu’à ce qu’une équipe élue soit enfin formée.

La peur de la fusion avec une commune voisine peut émerger dans ces situations, une crainte qui, bien que rare, n’est pas infondée en cas de scrutins infructueux répétés. Un projet de loi récent pourrait d’ailleurs faciliter ces fusions « par le haut » à l’initiative de la préfecture, sous réserve de l’approbation des habitants. Pour les prochaines municipales, des ajustements législatifs, comme l’assouplissement des règles sur la complétude des listes pour les communes de 500 à 999 habitants, visent à prévenir ces blocages et à renforcer la stabilité des conseils municipaux.