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Donald Trump annonce des « points d'accord majeurs » avec l'Iran et reporte des frappes, malgré les démentis iraniens. Le pétrole chute, l'incertitude demeure.

Donald Trump a annoncé lundi des « points d’accord majeurs » entre les États-Unis et l’Iran, évoquant un « changement de régime » en cours à Téhéran. Le président américain a toutefois menacé de « continuer à bombarder allègrement » l’Iran si les discussions venaient à échouer. Ces déclarations interviennent après un ultimatum lancé par Trump concernant la réouverture du détroit d’Ormuz, crucial pour l’approvisionnement mondial en pétrole.

Le président a précisé avoir reporté « toute frappe militaire contre les centrales électriques et les infrastructures énergétiques iraniennes pour une période de cinq jours », afin de laisser place aux négociations. Il a assuré que les discussions avec un « haut dirigeant » iranien, distinct du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei, étaient « très bonnes et productives ».

Ces annonces ont eu un impact immédiat sur les marchés : les cours du pétrole ont brusquement chuté, le Brent et le WTI perdant plus de 7%. Les Bourses européennes devraient également ouvrir en net recul, préoccupées par les tensions géopolitiques et le risque d’une crise énergétique mondiale. Le taux de la dette française à 10 ans a d’ailleurs atteint son plus haut niveau depuis 2009 en raison de ces craintes inflationnistes.

Cependant, des médias iraniens, citant le ministère des Affaires étrangères, ont démenti l’existence de négociations avec les États-Unis, accusant Trump de vouloir « faire baisser les prix » de l’énergie. La situation demeure donc très incertaine, avec des risques d’escalade. Le Kremlin a plaidé pour la « seule voie politique et diplomatique » pour résoudre le conflit.

L’Iran, de son côté, a menacé de poser des « mines navales » en cas d’attaque contre ses côtes, et de riposter contre les centrales électriques israéliennes et les bases américaines dans la région si ses propres infrastructures étaient ciblées. La Corée du Sud a appelé Téhéran à garantir la sécurité dans le détroit d’Ormuz, vital pour ses importations de pétrole.