
La situation au Moyen-Orient reste extrêmement tendue, avec Israël qui a annoncé son intention d’« intensifier » ses frappes sur l’Iran en réponse aux tirs de missiles. Le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a prévenu que l’Iran paierait un « lourd tribut » si les tirs persistaient. Parallèlement, des rumeurs persistantes, notamment rapportées par Berlin, suggèrent que Washington et Téhéran envisageraient des discussions directes au Pakistan pour trouver une issue à la crise. Le ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul, a même indiqué que des contacts indirects avaient déjà eu lieu et qu’une rencontre pourrait se tenir « à très court terme ».
Dans ce contexte complexe, les Gardiens de la Révolution iraniens ont appelé les civils à s’éloigner des zones abritant des forces américaines au Moyen-Orient, menaçant de cibler les hôtels de la région accueillant des militaires américains. Cette escalade verbale et militaire soulève de vives inquiétudes quant à l’extension du conflit et à ses répercussions humanitaires. Le HCR a d’ailleurs alerté sur un risque « réel » de « catastrophe humanitaire » au Liban, où plus d’un million de personnes sont déplacées.
Sur le plan diplomatique, le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, est arrivé à la réunion du G7 en France, où il devrait être interrogé sur la stratégie de Washington face à ce conflit. La France, par la voix de sa ministre des Armées Catherine Vautrin, a rappelé ne pas être partie prenante à cette guerre et a regretté le manque de consultation initiale des États-Unis. Le Conseil de sécurité de l’ONU se réunira également à huis clos à la demande de Moscou, suite aux frappes visant des infrastructures civiles en Iran, notamment des écoles et des hôpitaux, que Téhéran qualifie d’attaques « calculées ».
L’impact économique de la guerre se fait sentir à l’échelle mondiale, avec des Bourses ouvrant sans direction claire et la cheffe de la diplomatie britannique, Yvette Cooper, accusant l’Iran de prendre « l’économie mondiale en otage » en bloquant le détroit d’Ormuz. Ce détroit stratégique, par lequel transite une part significative du pétrole mondial, a vu l’Iran forcer trois porte-conteneurs à faire demi-tour, affirmant que la route est désormais fermée aux navires liés à « l’ennemi ». L’Inde, pour sa part, a déjà réduit les taxes sur les carburants pour limiter la hausse des prix à la pompe, tandis que les inquiétudes grandissent en Ukraine de voir le conflit au Moyen-Orient détourner l’attention et l’aide internationale.






