
La tension monte au Moyen-Orient. L’Iran a promis des « représailles dévastatrices » si les menaces de Donald Trump d’attaquer des infrastructures civiles sont mises à exécution. Une partie de Téhéran est déjà privée de gaz suite à une frappe ayant endommagé une installation gazière près d’une université. Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères a qualifié ces menaces de « crimes de guerre ».
Parallèlement, un plan de paix proposé par le Pakistan a été transmis à l’Iran et aux États-Unis. Ce plan en deux étapes prévoit un cessez-le-feu immédiat et la réouverture du détroit d’Ormuz, suivi d’un accord global. Le chef de l’armée pakistanaise serait en contact permanent avec des représentants américains et iraniens pour finaliser ce que l’on nomme déjà l’« Accord d’Islamabad ». Cependant, l’Iran maintient sa position de ne pas négocier directement tant que les bombardements se poursuivent, selon Ali Vaez, expert des relations internationales.
Dans le même temps, les bombardements se poursuivent. Des images satellites, confirmées par CNN, montrent 28 cratères sur des routes de la province d’Ispahan, où un militaire américain aurait trouvé refuge. En Israël, un missile iranien a détruit un immeuble à Haïfa, faisant deux morts et plusieurs blessés. L’armée israélienne a également annoncé avoir ciblé Téhéran. Les Émirats arabes unis et le Koweït ont aussi été la cible d’attaques de missiles et de drones, occasionnant des blessures et des dégâts matériels.
Sur le plan énergétique, la guerre a des répercussions significatives. Les cours du pétrole ont ouvert en forte hausse, le WTI et le Brent dépassant les 110 dollars le baril. En Égypte, Le Caire subit un couvre-feu commercial pour économiser l’énergie, illustrant l’impact du conflit sur la vie quotidienne des habitants de la région.






