
Jean-Luc Mélenchon a tenu une conférence de presse inhabituelle, conviant uniquement des «nouveaux médias» et créateurs de contenus engagés à sa cause. Le leader insoumis a réitéré sa «sympathie» pour la Jeune Garde, un groupe dont des membres sont impliqués dans le lynchage mortel de Quentin Deranque, un militant nationaliste à Lyon. Il a justifié ce choix de médias par une perception d’un traitement inquisiteur de la part des chaînes traditionnelles, qu’il accuse de chercher à les «insulter» et «maltraiter».
Dix jours après la mort de Quentin Deranque, Jean-Luc Mélenchon s’est montré inflexible, malgré les accusations pesant sur la Jeune Garde et la mise en examen d’un collaborateur parlementaire LFI. Il a clamé sa «fierté» de compter ces militants parmi ses «alliés», affirmant que «l’acte inadmissible» de Lyon n’entache en rien la «sympathie» qu’il leur porte. Le député insoumis a également souligné ce qu’il perçoit comme une impossibilité de discuter des circonstances du drame, notamment la présence du jeune homme à Lyon et ses affiliations.
Dans ce contexte tendu, Jean-Luc Mélenchon a également attaqué le collectif féministe identitaire Némésis, appelant à sa dissolution et les accusant d’avoir «monté un complot» pour provoquer une bagarre. Il a aussi réagi aux appels à la rupture émanant d’autres figures de gauche, ironisant sur leur légitimité à définir la «vraie gauche». Quant aux élections municipales, il n’a pas fermé la porte à des «rassemblements» ou «fusions techniques» avec des listes de gauche claires avec l’extrême droite, posant des conditions comme la reconnaissance de LFI comme «organisation responsable, antifasciste».






