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La porte-parole du gouvernement dénonce la « responsabilité morale » de LFI après la mort de Quentin D., suite à des affrontements. La droite et l'extrême droite ciblent le parti de Jean-Luc Mélenchon.

La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a fustigé la « responsabilité morale » de La France insoumise (LFI), accusant le parti d’« encourager un climat de violence ». Ces déclarations interviennent après le décès de Quentin D., militant identitaire de 23 ans, suite à des affrontements survenus jeudi. Ces heurts ont opposé des militants antifascistes et d’extrême droite en marge d’une conférence de l’eurodéputée « insoumise » Rima Hassan à Sciences Po Lyon.

Depuis ce drame, LFI est la cible de vives critiques de la part de la droite et de l’extrême droite. Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a affirmé que c’est « manifestement l’ultragauche qui a tué », tandis que Marion Maréchal (extrême droite) a dénoncé « la milice de Mélenchon et LFI ». L’ancien ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, a quant à lui déclaré : « Ce n’est pas la police qui tue en France, c’est l’extrême gauche ».

Jean-Luc Mélenchon, leader « insoumis », a réfuté ces accusations, soulignant avoir « dit des dizaines de fois que nous étions hostiles et opposés à la violence ». Cependant, Maud Bregeon a maintenu que « La France insoumise a des liens avérés et assumés avec des groupes d’ultragauche extrêmement violents », appelant les électeurs de LFI à « regarder en face ce qu’ils sont réellement ».

Raphaël Glucksmann, eurodéputé Place publique, a jugé « impensable » une alliance avec LFI pour 2027, insistant sur la nécessité de « mettre un terme à cette brutalisation du débat public ». Il a également dénoncé la responsabilité des dirigeants politiques qui « attisent la haine, y compris ceux de La France insoumise ». Le procureur de la République de Lyon, Thierry Dran, tiendra une conférence de presse à 16 heures, où des annonces pourraient être faites concernant l’enquête sur l’identification des auteurs des violences.