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L'Iran est partagé entre liesse et deuil suite à l'annonce de la mort du Guide suprême Ali Khamenei, tué lors de frappes américano-israéliennes. Des célébrations éclatent parmi les opposants tandis que les partisans du régime se rassemblent pour pleurer leur leader, marquant un tournant historique pour le pays.

Dimanche 1er mars 2026, l’Iran s’est réveillé sous le choc après l’annonce de la mort du Guide suprême, Ali Khamenei, à l’âge de 86 ans. Il aurait été tué la veille lors de frappes américano-israéliennes, mettant fin à trente-sept ans de règne. Cette nouvelle a provoqué des réactions contrastées à travers le pays et au-delà.

Pour les Iraniens opposés à la République islamique, la disparition de Khamenei a été accueillie avec une joie non dissimulée. Des habitants ont exprimé leur allégresse depuis leurs fenêtres, scandant des slogans tels que « À bas le dictateur ! » ou « Vive le roi ! », en référence à Reza Pahlavi, le fils du dernier shah d’Iran. Certains sont même descendus dans les rues pour danser et klaxonner, célébrant ouvertement l’événement.

À l’inverse, les partisans du régime ont exprimé une profonde tristesse et un deuil intense. Dès 5 heures du matin, heure locale, la télévision d’État a confirmé le décès du Guide suprême dans une édition spéciale. Vêtus de noir, des milliers de personnes se sont rassemblées sur les grandes places de Téhéran et d’autres villes, comme Ispahan, pour commencer leur deuil. Des images ont montré des foules en pleurs tenant des portraits de leur leader.

Ali Khamenei, né le 19 avril 1939, a été une figure centrale de la politique iranienne depuis la Révolution islamique de 1979. Il a d’abord occupé le poste de président de 1981 à 1989, avant de devenir Guide suprême après la mort de l’ayatollah Ruhollah Khomeini. Son règne a été marqué par une forte répression des mouvements d’opposition et une position anti-occidentale affirmée.

La confirmation de sa mort par les médias d’État iraniens est survenue après que le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu aient annoncé son décès, fruit d’une coopération entre leurs services de renseignement. Les Gardiens de la Révolution iraniens ont d’ores et déjà promis un « châtiment sévère » aux responsables de cet assassinat.