
Un militaire français a perdu la vie lors d’une attaque survenue dans la nuit de jeudi à vendredi au Kurdistan irakien. L’adjudant-chef Arnaud Frion, du 7e bataillon de chasseurs alpins de Varces, est « mort pour la France » dans la région d’Erbil, en Irak, a annoncé le président Emmanuel Macron. Plusieurs militaires français ont également été blessés lors de cet incident.
Ce décès marque le premier soldat français tué depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée le 28 février par des frappes israélo-américaines sur l’Iran, et qui s’est étendue à plusieurs nations de la région.
Le président français a qualifié cette attaque d’« inacceptable », soulignant qu’elle visait des forces engagées dans la lutte contre Daech depuis 2015. Il a précisé que la présence française en Irak s’inscrit « dans le strict cadre de la lutte contre le terrorisme » et a insisté sur le fait que la guerre en Iran « ne saurait justifier de telles attaques ».
Six soldats français avaient été blessés dans une « attaque de drones » dans la région d’Erbil, selon l’état-major français des armées. Ces militaires participaient à des actions de formation à la lutte contre le terrorisme auprès de partenaires irakiens.
L’attaque impliquant deux drones s’est produite sur une base à Mala Qara, au sud-ouest d’Erbil. Le groupe armé pro-iranien Ashab Al-Kahf a menacé de cibler « tous les intérêts français en Irak et dans la région » suite au déploiement du porte-avions français Charles-de-Gaulle dans le Golfe.
Dans le cadre de la coalition internationale antidjihadiste, des militaires de plusieurs pays, dont la France et l’Italie, entraînent les forces de sécurité kurdes au Kurdistan irakien. La région a subi de multiples attaques imputées à des factions pro-iraniennes. L’Italie a d’ailleurs temporairement retiré son personnel d’une base militaire d’Erbil après une attaque de drone.
Emmanuel Macron a récemment mis en avant le « rôle défensif » de la France dans la guerre au Moyen-Orient, avec le déploiement d’un important dispositif aéronaval autour du porte-avions Charles-de-Gaulle.






