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Face à une crise agricole persistante, la droite française, notamment Les Républicains, œuvre pour reporter l'accord Mercosur, critiquant les « humiliations » subies par la France et le revirement tardif d'Emmanuel Macron.

Face à une crise agricole persistante, la droite française, notamment Les Républicains (LR), manifeste une volonté ferme de reporter l’entrée en vigueur de l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur. Cette position s’inscrit dans un contexte de critiques acerbes envers ce traité, perçu comme une source d’« humiliations » pour la France. La colère des agriculteurs ne faiblit pas, confrontant la classe politique à un vaste fiasco aux issues incertaines concernant le Mercosur.

Avant même l’annonce par Emmanuel Macron de son intention de ne pas signer l’accord, Bruno Retailleau, président des Républicains, avait brandi la menace d’une censure gouvernementale si la France votait en faveur du traité. Si le président Macron a finalement choisi de s’opposer à l’accord, les LR y voient la conséquence d’une double pression, politique et sociale, exacerbée par les manifestations agricoles, particulièrement à Paris. Cependant, pour la droite, ce revirement présidentiel est jugé « beaucoup trop tardif », reprochant à Emmanuel Macron d’avoir tenu des positions contradictoires sur le sujet.

La bataille se déplace désormais au Parlement européen, où les parlementaires français de droite entendent poursuivre leur opposition. La France s’est officiellement prononcée contre la signature de l’accord, notamment en raison des préoccupations des agriculteurs concernant la concurrence déloyale et les normes de production. Malgré l’opposition française, l’accord a reçu le feu vert d’une majorité d’États européens. Le report de la signature, obtenu fin 2025, soulève des questions sur la stratégie européenne et les concessions faites, jugées « incontestables » mais insuffisantes.