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Jean-Luc Mélenchon a appelé au calme après la mort de Quentin Deranque à Lyon, condamnant la violence et niant toute implication de LFI, tout en critiquant la gestion de l'ordre public par l'État.

Depuis le siège du Parti ouvrier indépendant (POI) à Paris, Jean-Luc Mélenchon, figure de proue de La France insoumise (LFI), a réagi longuement mardi 17 février à la mort de Quentin Deranque à Lyon. Le jeune homme est décédé des suites d’une agression impliquant des militants identitaires et antifascistes, événement qui pourrait lier des membres de la Jeune Garde, organisation proche de LFI.

Le triple candidat à la présidentielle a entamé son « moment politique » en appelant au « calme et au sang-froid », insistant sur l’absence de « surenchère » après les dégradations subies par plusieurs permanences parlementaires « insoumises ». Il a réitéré son opposition à la violence en politique, la qualifiant de facteur qui « rabougrit » les combats. « Dans la violence, qu’elle soit défensive ou offensive, tous les coups ne sont pas permis », a-t-il déclaré, faisant allusion aux vidéos montrant des personnes tabassées à terre.

Malgré les accusations, Jean-Luc Mélenchon a fermement affirmé que LFI n’avait « rien à voir ni de près ni de loin » avec la tragédie lyonnaise. Adoptant une posture victimaire, il a pointé la « responsabilité de la puissance publique » qui, selon lui, aurait manqué à son devoir de protection de l’ordre public. Ces propos ont fait écho aux déclarations précédentes de la présidente du groupe LFI à l’Assemblée nationale, Mathilde Panot, qui avait déjà présenté la même défense. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, avait qualifié cette défense d’« ignoble » et d’« abject ».

Le leader « insoumis » avait déjà exprimé sa « sidération » et sa « compassion » envers la famille de la victime, tout en martelant l’engagement de son mouvement pour la non-violence, un « choix fondamental philosophique » pour LFI. L’implication de la Jeune Garde, dissoute en 2025 mais dont d’anciens membres sont parmi les suspects interpellés, continue de susciter des remous politiques et médiatiques.