G7-meeting-Iran-Strait-Hormuz
Le secrétaire d'État américain Marco Rubio a rencontré ses homologues du G7 à Paris pour discuter du conflit iranien et de la réouverture du détroit d'Ormuz, révélant des tensions et des divisions profondes. L'Europe est entre le marteau et l'enclume, tiraillée entre ses besoins en sécurité et les demandes américaines.

En pleine réunion du G7 à Paris, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a tenté d’influencer la position européenne sur le conflit iranien, notamment concernant la réouverture du détroit d’Ormuz. Cette visite intervient dans un contexte de profondes divisions entre les États-Unis et leurs alliés européens, qui peinent à trouver un terrain d’entente face à la situation au Moyen-Orient et à la guerre en Ukraine. Les discussions ont mis en lumière la dépendance mutuelle : les Américains ont besoin des Européens pour débloquer Ormuz, tandis que ces derniers comptent sur le soutien américain pour l’Ukraine.

Depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie en février 2022, l’Europe est contrainte de réévaluer sa politique de défense, après des décennies de désarmement post-Guerre Froide. Le retour potentiel de Donald Trump à la Maison-Blanche et la guerre israélo-iranienne constituent un second choc, difficile à gérer pour le continent.

Marco Rubio est arrivé en France le 27 mars pour les pourparlers du G7, cherchant à rallier ses alliés à la stratégie américaine face au conflit iranien et au blocus du détroit d’Ormuz. Malgré un scepticisme croissant des nations partenaires, il a insisté sur l’urgence de la situation. Le président Trump a reproché à l’OTAN son manque de soutien dans l’opération militaire, tandis que les responsables français ont exprimé leur frustration de ne pas avoir été informés des actions américaines au Moyen-Orient.

Le détroit d’Ormuz, voie de transit cruciale pour environ un cinquième du pétrole et du gaz naturel mondiaux, est un enjeu majeur. Marco Rubio a souligné l’intérêt collectif à rouvrir cette voie maritime, affirmant que le monde entier devait agir. Les alliés européens, bien que divisés, ont appelé à un cessez-le-feu immédiat et à la réouverture du détroit.

Les ministres des Affaires étrangères du G7 ont convenu de la nécessité d’arrêter les attaques contre les civils et les infrastructures, et ont insisté sur l’importance de rétablir la libre navigation dans le détroit d’Ormuz. Cependant, des divergences subsistent quant à la stratégie à adopter.