
Dix ans après la création du mouvement « En Marche ! » par Emmanuel Macron à Amiens le 6 avril 2016, Marc Ferracci, un proche du chef de l’État et ancien ministre délégué à l’Industrie, dresse un bilan nuancé de cette décennie. Selon lui, le macronisme, désormais incarné par le parti Renaissance, conserve une pertinence pour répondre aux défis actuels de la société française. Il estime qu’un « socle de Français » adhère toujours aux principes défendus, notamment la nécessité de créer des richesses pour financer les protections individuelles, et la capacité à dépasser les clivages politiques sans sombrer dans la démagogie, en privilégiant la rationalité et les faits.
Cependant, Marc Ferracci formule une critique notable : « Certaines réformes n’ont pas été assez ambitieuses ». Cette déclaration résonne avec des observations faites par d’autres commentateurs, suggérant un décalage entre les ambitions initiales et les réalisations concrètes. Le mouvement, qui se voulait « ni à droite, ni à gauche », a cherché à concilier des propositions issues de divers horizons politiques.
Économiste de profession et spécialiste du marché de l’emploi, Marc Ferracci a été un acteur clé dans l’élaboration du programme économique d’Emmanuel Macron. Il a notamment contribué à la mise en œuvre des ordonnances travail, de la réforme de l’apprentissage et de celle de l’assurance chômage. Il a également été conseiller spécial de la ministre du Travail Muriel Pénicaud et membre du cabinet du Premier ministre Jean Castex, où il a suivi les mesures de soutien à l’économie durant la crise du Covid et piloté le plan France Relance.
Aujourd’hui, alors que le mouvement fête ses dix ans, Marc Ferracci encourage les héritiers du macronisme à « assumer » le bilan de la décennie écoulée, avec ses succès et ses limites. Il continue de croire en la capacité de réforme et invite à ne pas céder au découragement face aux complexités de la situation politique actuelle.






